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Anxiété et méditation Nicole Tremblay, Ph .D., Ac. 17-10-10 /
27-10-10/31-10-10
L’anxiété, le stress, la nervosité, les tensions, le mal-être sont
souvent des maux qui se manifestent dans notre quotidien et les
solutions physiques et matérielles proposées ne nous satisfont pas
toujours. La méditation est un moyen développé par les humains depuis
des millénaires pour la survie humaine dans divers pays du monde.
L’aide de la méditation dans les moments difficiles :
Les
problèmes de sommeil Un meilleur sommeil, un sommeil récupérateur
aide à solutionner de nombreux maux, diminue le stress, les sauts
d’humeur, et aide à la concentration. La méditation aide à sortir
de l’agitation de l’existence, sans repos pour le corps et l’esprit et
à éviter les maux qui s’ensuivront dans les années à venir.
Méditer c’est décider de changer ses attitudes et ses pensées pour
améliorer le quotidien de façon naturelle. C’est le passage entre ce
que nous sommes et ce que nous souhaitons être. C’est l’accès au
bonheur et à tout l’univers! Cet art spirituel et thérapeutique
élaboré et pratiqué depuis des millénaires en Asie a toujours aidé les
humains, peu importe les variantes de nom et de style des méthodes
proposées.
La méditation fait partie des approches
corps/esprit comme plusieurs autres techniques de relaxation, de
détente et de visualisation. Elle est de plus en plus utilisée dans de
nombreuses cliniques médicales en Europe et aux Etats-Unis.
Recherches On a pu observer lors des recherches élaborées depuis
40 ans que « la méditation entraîne plusieurs bienfaits physiologiques
et psychologiques mesurables. » La méditation peut être utilisée
indépendamment du contexte religieux ou culturel comme approche
favorisant la santé et le bien-être.
Les recherches
s’intéressent et essayent de démontrer les effets positifs de la
méditation pour : - Réduire le stress et l’anxiété. - Améliorer
la qualité de la vie des personnes atteintes du cancer. - Prévenir
les troubles cardiovasculaires. - Diminuer les symptômes dépressifs
des personnes atteintes de fibromyalgie. - Réduire les douleurs
chroniques des personnes âgées. - Améliorer les maladies
psychosomatiques. - Cesser de fumer. - Prévenir la rechute de
dépression et d’insomnie.
La méditation La méditation est
un entraînement de l’esprit et une pratique mentale. La méditation
peut donner des effets immédiats ou non, mais nécessite
l’apprentissage, la répétition et la pratique régulière et assidue. Je
dis souvent à mes patients : « l’enseignement et la pratique sont
importants dans la méditation comme lorsque vous apprenez un sport ou
un instrument de musique. » Méditer c’est l’entraînement à libérer le
mental et l’esprit des pensées et des émotions négatives, nuisibles,
stressantes, néfastes. Faire taire le mental est ce qui est le plus
difficile pendant la méditation car les mécanismes mentaux produisent
sans cesse des pensées superflues et empêchent ainsi la détente.
Le « stress interne » est provoqué par des pensées ressassées, des
scénarios montés, des représentations mentales irréalistes et ce
stress interne à son tour provoque des réactions physiologiques et
psychologiques. Ce stress, surtout s’il est intense et de longue
durée, causerait des maladies. La méditation serait un antidote
naturel au stress.
Techniques et méthodes de méditation
Méditer c’est agir, méditer c’est pratiquer, méditer c’est vivre,
méditer c’est créer. Le style de méditation, la sensibilité et
l’intention du pratiquant en modifient le vécu.
Agir : produire
une série de mouvements, de postures, orienter l’attention, la pensée,
la production d’images. Pratiquer : comme le sport ou la musique,
méditer implique l’apprentissage, la reproduction ordonnée des
actions, l’assiduité, la répétition, l’effort soutenu sans
acharnement, la posture correcte assis ou en mouvement en gardant la
colonne allongée. Méditer devient un art de vivre qui s’inscrit dans
les fibres, les cellules et qui donne des effets de détente à long
terme, et de plus en plus permanents. Apprendre : la méditation
enseignée dans un cadre (ateliers, retraites, classes ou groupes) aide
à apprendre et à corriger la posture, la respiration, les mouvements
et permet de ressentir l’apaisement des méditants et sert de
motivation et de soutien.
Méditer nécessite une pratique
assidue pour apprendre à maintenir son attention en se concentrant sur
quelque chose qui occupe l’esprit : un son, un objet, une image
mentale, la respiration, la sensation, l’observation de ce qui est,
sans jugement, et graduellement le lâcher-prise. Alors la capacité
d’être dans l’ici et maintenant et la conscience immédiate deviennent
des états que l’on retrouve facilement. Selon le Secret de la Fleur
d’Or, les deux grandes difficultés de la méditation sont « l’indolence
et la distraction. »
Peu importe le style de méditation
choisie : zen, zazen, transcendentale, bouddhiste,vipassana, taoïste,
« pleine conscience » de Jon Kabat-Zinn, l’important est la pratique
régulière. La méditation commence à être intégrée au travail
thérapeutique des médecins et des psychologues pratiquant la CCT de la
troisième vague pour soigner la dépression et l’anxiété.
Techniques et méthodes de méditation et effets thérapeutiques : Les
recherches démontrent que les effets physiologiques engendrés par la
méditation et particulièrement le ralentissement du métabolisme
(activé par le système nerveux parasympathique) peuvent engendrer des
effets préventifs et thérapeutiques sur la santé tels: - la baisse
du rythme cardiaque - la baisse du rythme respiratoire - la
baisse de la production de gaz carbonique - la diminution de la
tension musculaire - le ralentissement des ondes cérébrales - la
relaxation - la réduction du stress
Des 2 285 recherches
recensées portant sur la méditation seulement 813 ont été retenues.
Ceci serait dû à un manque de bases théoriques communes et à de graves
lacunes méthodologiques. La relaxation a beaucoup été étudiée, mais
n’est pas considérée comme de la méditation par les chercheurs.
D’autres recherches évaluent d’autres approches avec la méditation.
Selon les données scientifiques actuelles, il est difficile d’établir
l’efficacité de la méditation sur les soins de santé. La méditation
serait contre-indiquée dans les cas d’épilepsie.
Même s’il est
difficile de prouver les effets thérapeutiques de la méditation, il
est possible d’observer des bénéfices potentiels surtout par les
recherches nouvelles effectuées par les neurosciences et des
techniques telles l’imagerie par résonance magnétique (IRM) ou
l’électroencéphalogramme (EEG).
Les bénéfices potentiels de la
méditation au niveau mental et émotif sont surtout : -
concentration et attention soutenue (synchronisation et amplification
des ondes gamma); - amélioration des fonctions cognitives : -
performances accrues à des tests de réaction rapide à des stimuli
visuels, - plus d’efficacité, - moins grande activation des
zones du cerveau pour une tâche intellectuelle exigeante, - moins
de dérangement par des stimuli extérieurs d’où plus concentration sur
les tâches prioritaires); - plus d’émotions positives (joie,
enthousiasme, fierté, curiosité…) par l’activation de l’activité
électrique du cortex préfrontal gauche; - pendant la méditation
cette zone (cortex préfrontal gauche) s’active de façon notable.
« Selon les chercheurs, il se pourrait que la méditation favorise
l’activité cérébrale des zones associées aux sentiments positifs tout
en inhibant celles reliées à l’anxiété et aux sentiments négatifs. Ils
émettent l’hypothèse que cela pourrait à la longue agir sur le
tempérament et le rendre plus « positif » ». p. 7/12
Source:
www.passeportsante.net
Les voyages en Asie et en Thaïlande nous démontrent clairement par
leurs statues dorées et souriantes et par les gens souriants et
accueillants que « le pays aux mille sourires » est recherché et
apprécié pour cette attitude positive.
Méditer aurait pour
effet de stimuler le cerveau préfrontal gauche qui active les
sentiments positifs ce qui provoque l’augmentation de la force du
système immunitaire; l’amélioration du bien-être général, la
diminution des pensées négatives et défaitistes associés à un état
dépressif comme « je ne m’en sortirai jamais » ; l’augmentation de
l’empathie pour les autres; l’augmentation de la capacité au bonheur.
Richard Davidson (2003) , le directeur des laboratoires de
neurosciences et d’imagerie du cerveau et professeur de psychologie et
de psychiatrie à l’Université de Wisconsin (Madison) affirme que toute
personne peut hausser son niveau général de bonheur par un
entraînement systématique du cerveau et du corps par la méditation.
Selon lui le cerveau serait adaptable et transformable par sa «
plasticité. » Selon Slagter HA et Lutz A (2007) le cerveau serait «
malléable » et « entraînable » comme un muscle. Selon
Brefczynski-Lewis JA, Lutz A (2007) le cerveau des personnes qui
méditent depuis plusieurs années est plus efficace. Ainsi une tâche
intellectuellement exigeante nécessite une activation moins grande des
zones du cerveau concernées. Les stimuli extérieurs, les pensées, les
émotions perturbent moins le cerveau et il peut se concentrer sur les
tâches prioritaires.
Pour les méditants taoïstes, tout est
transformable en positif ou en négatif, nous avons le choix et le
pouvoir de transformer le physique, l’émotif, le mental et le
spirituel en énergie positive et diminuer ainsi le stress et augmenter
sa vitalité et sa force intérieure. Le Yi King ou le livre des
transformations étudié par Carl Gustave Jung fait référence à ce
pouvoir de transformation des humains.
Références :
Chia, Mantak. Transformez votre stress en vitalité, la voie du Tao,
Jouvence, Poches, France, Suisse, version anglaise 1985, version
française 1990, 2006. Méditation du sourire et des sons.
Chia,
Mantak. Énergie vitale et autoguérison, Dangles, St-Jean-de-Braye,
1984. Respiration interne dans l’orbite microcosmique.
Chia,
Mantak, Stimulez votre énergie vitale, L’automassage par le Chi,
Jouvence, Poches, France, Suisse, version anglaise 1985, version
française 1990, 2006. Automassage de l’énergie des organes des sens,
organes internes et des membres.
de Smedt Marc. Techniques de
méditation et pratiques d'éveil, Albin Michel, Collection de poche,
France 1983. Les méditations du monde entier.
Kabat-Zinn Jon. Full
Catastrophe Living: Using the Wisdom of Your Body and Mind to Face
Stress, Pain and Illness, Delta, États-Unis, 1990.
Intégrer la
méditation dans les hôpitaux, une description détaillée de son
programme de réduction de stress. Ricard Matthieu. L’art de la
Méditation, NiL éditions, France, 2008.
Un traité, simple et très
pratique pour se mettre à la méditation par ce docteur en biologie
cellulaire, qui médite depuis 40 ans. Thich Nhat Hanh. Le miracle
de la pleine conscience - Manuel pratique de méditation,. Éditions
l’Espace Bleu, France, 1994.
La méditation, une attitude pouvant se
vivre dans toutes les activités humaines. Titmuss Christopher.
Guide pratique de la méditation - Pour le corps et l'esprit, Éditions
Hurtubise HMH, Canada, 2001.
Présentation de différentes techniques
dans un agréable livre bien illustré, écrit par un bouddhiste de
longue date
Tremblay, Nicole, Le Tao de l’énergie, corps mental
esprit, Québecor, Outremont, Québec, 2004. Comparaison des pratiques
de thérapie occident-orient.
Tremblay, Nicole, Sourire
intérieur, pratiques dirigées, Sourire intérieur : Voie des organes
internes, Voie digestive, Voie du cerveau et du système nerveux. Le
Tao de la santé, Québec, cassette 1992, CD 1998
Tremblay,
Nicole, Six sons de la santé, pratiques dirigées, Les six postures,
les six sons, les six lumières des organes internes. Le Tao de la
santé, Québec, cassette 1992, CD 2002.
Tremblay, Nicole, Orbite
Microcosmique, pratiques dirigées, Petit Orbite, Grand Orbite, Trois
forces de l’univers, Le Tao de la santé, Québec, cassette 1992, CD
2002.
Tremblay, Nicole, Relaxation énergétique, dirigée par
Nicole Tremblay, Relaxation avec la joie, relaxation avec le calme,
relaxation du corps avec la nature (Détente, visualisation,
respiration), Le Tao de la santé, Québec, CD 1997.
Nicole Tremblay, 17-10-10 / 27-10-10/31-10-10
Tous droits de reproduction
interdits.
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